Beijing : mes premiers pas de voyageuse solo !

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Capitale

Beijing

Retour sur mon séjour dans la capitale chinoise : Beijing regorge de curiosités que je vous dévoile à travers mes visites : Temple de ciel, Grande Muraille et hutongs ou encore la splendide Cité Interdite !

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ARTICLE

Sommaire

Dans l'avion...

Dans l'avion

La veille, j’étais occupée à descendre une bouteille ou deux de vinasse avec ma copine Lulu « Parce que tu n’auras pas de si bon crû à ta portée là-bas, et tiens, v’là du chorizo. Et arrose-moi ça de Goudale, s’il-te-plaît ». Oui, mes amis sont formidables. Ce goodbye-péro m’aura valu de boucler mon backpack à trois heure du matin, pompette.

Je réuni les derniers neurones qui répondent encore à l’appel dans l’espoir de ne rien oublier… en vain.

Deux petites heures plus tard, j’arrive à l’aéroport avec deux énormes valises… sous les yeux. Je tente d’accéder au site Air China pour confirmer mon vol, mais le chargement des pages se comptent en années de chien. Si vous vous demandez ce que je prends au petit dèj’ : un grand verre d’adrénaline, sans sucre !

Passée le portique, tout le monde a décrété que mes yeux bridés étaient une preuve suffisante quant à ma maîtrise du mandarin. Spoiler alert : non.

réflexion

Premier choc culturel

Dans l’avion, le choc culturel me fait un gros high five. Ma voisine se racle la gorge durant tout le trajet. Puis, dans le plus grand des calmes, met les pieds dans mon espace vital. Littéralement. Comprendre : sur ma jambe.

Sans compter les passagers qui explosent le mur du son rien que pour discutailler. Ranafoutre que tu roupilles à côté, Billy Bob. Heureusement, un voisin leur prie gentiment de baisser d’un ton, EN HURLANT. Puis un autre surenchérit, et s’ensuit un concours de décibels. Alors, je me dis qu’il est grand temps de dégainer mes boules Quiès avant de perdre définitivement l’audition.

Je ne suis pas au bout de mes peines : devant moi, un gus met son siège en transat sur ce qui me servait jadis, à marcher.

Malgré tout, je me sens étrangement bien. J’ai passé toute la semaine précédent mon départ à engloutir de la bière et du saucisson en compagnie d’humains géniaux, qui n’ont pas tarit d’encouragements. Sur mon baromètre du cœur, on est au top. Je pars donc seule mais sereine vers un dépaysement qui me fout un peu les miquettes, quand même.

Bien atterrie à Beijing et passée les contrôles d’immigration ; j’y ai laissé assez d’empreintes digitales pour que l’on puisse cloner ma géniale personne. Problème : mon backpack est aux abonnés absents. Ni une, ni deux, je me rends aux objets perdus où l’on m’informe que j’ai frappé à la mauvaise porte :

- Je récapitule : j'ai perdu mon sac.
- Oui.
- Et nous sommes bien aux services des
bagages "perdus" ?
- Oui.
- Donc, vous pouvez m'aider ?
- Non.

Et PAF la barrière de la langue. Je vois bien que l’individu me répond par politesse et de manière tout à fait hasardeuse. Je retrouve finalement mon backpack laissé à son triste sort devant le stand de ma compagnie aérienne. On a frôlé le drame. Je profite d’être à l’aéroport pour retirer de l’argent et profiter d’un taux avantageux. Par ailleurs, je vous recommande de retirer au maximum, à savoir 3000 à 4000 yuans.

Coup de coeur

Beijing

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Rien ne peut ébranler ma rage de découverte. Morte de fatigue, je me tourne néanmoins vers le métro avec un air de défi : « Impossible n’est pas Vicky ! » Je me dirige d’un pas décidé à la découverte du transport pékinois. Très moderne, bien indiqué et propre, j’ai tout de même du mal à acheter mon premier ticket. En effet, tout est écrit en sinogrammes, et le personnel me regarde tout à fait paniqué lorsque je m’enquiers si il « speak english ? » Heureusement, tous possèdent une application de traduction bien plus efficace que notre ami Google.

Un agent de gare m’indique l’itinéraire à suivre jusqu’à mon auberge et par la même occasion, réquisitionne mon shampoing sec, considéré comme une arme de destruction massive de catégorie 3. Mes cheveux gras le saluent. Sans 4G, ni GPS, je finis par me perdre. Épuisée, j’opte finalement pour un taxi qui me fera payer plein pot, trahie par mon étiquette de touriste pesant dix kilos que je trimbale sur le dos.

Taxi Beijing

pratique

Prendre un taxi à Beijing

Les taxis sont très présents et à prix raisonnable. Les courses peuvent varier entre 5 ¥ à 13 ¥ selon les villes, avec un tarif au kilomètre autour de 2 ¥. Dans la plupart des situations, vous pouvez vous attendre à payer entre 10 à 50 ¥ pour une course ordinaire en ville. Il n’y a pas de frais supplémentaire pour les bagages, mais dans de nombreuses villes, les tarifs sont un peu plus élevés la nuit. Retenez deux choses : les pourboires ne sont pas attendus et, insistez pour que le conducteur utilise son compteur. Le tarif devrait être clairement indiqué.

Leo Hostel

A Lai Ke Zhan, 52 Da Zha Lan Xi Jie, Qianmen, Xicheng District, Beijing

Leo Hostel

Idéalement situé dans le quartier de Qianmen Street, proche de la place Tian’anmen, Leo Hostel peut se targuer d’être dans une rue très photogénique, à l’aspect traditionnel des hutongs. Ici, tous mes sens se bousculent. Je prends enfin conscience de ma situation : douze heures de vol, 8500 bornes et me voilà en plein cœur de Pékin. Et wow, quelle claque !

Le personnel est bilingue ; très serviable, on m’a indiqué d’emblée les meilleurs restaurants du coin, où acheter ma SIM et briefé sur le fonctionnement des transports. Les tours proposés sont assez onéreux mais valent le coup (notamment pour la Grande Muraille, dont je vous parle dans cet article). Et puis… il y a de la Triple Karmeliet au bar. Argument imparable.

Ma note :
5/5

Premiers pas dans la capitale

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Je fais un tour timide des environs, en esquivant les deux roues qui déboulent de toute part, suivi d’un concert de klaxons qui ne cessera jamais. Beijing est un splendide patchwork de vies : une fois le bruit apprivoisé, c’est un mélange de nouvelles couleurs, d’odeurs et de visions disparates. Les marchands ambulants se bousculent, scandent dans la rue. Assise sur un banc, je regarde la capitale s’éveiller.

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Où manger à Qianmen St. ?

En face, des raviolis cuisent dans un énorme contenant en osier. J’entends leur vocalise sur le feu et leur doux fumet me rappelle soudain que je suis affamée. D’abord, je m’assure que les menus ne soient pas traduits en anglais. Je ne veux pas de western style au déjeuner, je ne veux pas être attendue. Les nouvelles expériences gustatives sont des plaisirs qui ont une place très importante lorsque je voyage. Ce serait une hérésie que de finir au McDonald’s ou autre Starbucks Coffee qui pullulent autour de moi.

J’ai le malheur d’acquiescer bêtement et me retrouve avec  une trentaine de raviolis. Va falloir apprendre à compter en chinois.

Raviolis

Hello darkness, my old friend...

Quelques pertes de repères plus tard, je retrouve mon auberge…

Assise sur un coin de table, mon regard balaye la salle commune. C’est mon premier moment d’introspection où je fais face à la réalité : trois semaines, seule, avec l’impossibilité de communiquer avec autrui. C’est mon expérience même du voyage qui se voit mis à mal, car plus que de visiter, je préfère déambuler dans les rues, observer ce qui s’y passe et partager des instants avec les locaux. Soudain, l’appréhension s’empare de moi, me submerge. Je me vois déjà enfermée dans un mutisme et une solitude pour les vingt-et-un jours à venir. Trois semaines c’est long.

C’est dans ce moment de doute que je rencontre Joris, qui me sort de ma torpeur. C’est la première fois que je séjourne en auberge de jeunesse, aussi, j’avais complètement oublié de me sociabiliser ! Quelques heures à peine se sont écoulées depuis mon arrivée, et je rencontre déjà celui qui marquera un tournant dans mon voyage. Nous décidons de visiter le Temple du Ciel ensemble. Joris me jette dans le grand bain : je dois marchander le coût de notre trajet en pousse-pousse, et c’est non négociable.

CONSEIL

Négocier comme un chef

budget

Ici, pas de chichi ! La négociation fait partie intégrante de la culture chinoise, quasiment TOUT se marchande : de la paire de chaussures, à la chambre d’hôtel, jusqu’au menu dans certains restaurants. Évidemment, cela exclus les multinationales. Si vous espérez payer votre Big Mac à dix centimes, on vous invitera gentiment à retrouver votre bon sens. Sans plus attendre, armez vous d’une calculatrice, ça va brader !

Abstraction de la première offre, tu feras.

Un tarif excessivement bas, ce qui avait le don d’offusquer les vendeurs… en apparence, seulement 😉 Ne vous fiez jamais à leur réaction. La négociation est un jeu, une transaction, il n’y a absolument rien de personnel. Les commerçants sont très habiles pour vous faire culpabiliser.

Enfin, lorsqu’on ne parvenait pas à une entente, je faisais mine de m’en aller. À partir de là, soit le vendeur finit par vous rattraper. Si non, vous avez probablement pris ce pays pour le tiers-monde !

À voir

Temple du Ciel

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Je démarre la visite par une balade dans les jardins. Près de 300 hectares de verdure, autrefois réservé à l’usage de l’empereur. Le parc offre une sérénité sans pareille. Loin du brouhaha, je me promène à l’ombre des allées de saules pleureurs, où musiciens et joueurs de go se rassemblent. Quel silence. Je me déconnecte enfin de l’agitation de Qianmen.

Quelques infos utiles...

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Enfin, je me retrouve dans l’un des lieux le plus sacré de toute la Chine : Tiān Tán. Autrefois, ce temple était un lieu de sacrifices, où à chaque solstice d’hiver, l’empereur – le fils du Ciel – venait y prier pour solliciter de bonnes récoltes. Le choix des couleurs : le bleu des tuiles représente le ciel et le vert fait référence à la terre (le monde humain et le monde divin). À cette époque, cette relation était au cœur de la connaissance de l’Univers et les empereurs y jouaient un rôle particulièrement important.

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Coup de coeur

Wangfujing Nightmarket

L’auberge dispose d’un bar riche en binouzes, et par n’importe lesquelles : des Belges. En effet, la Chine est devenue le premier importateur de bières d’origine belge. Stella Artois, Leffe ou Hoegaarden ont conquis le cœur de l’Empire. Naturellement, Tsingtao reste le numéro un local. Une Duvel plus tard, je propose à mon ami d’aller manger un morceau :

- Garde de la place, ce soir, 
on mange du scorpion ;)
- Deal !

Direction le marché de nuit, rue Wangfujing, où se trouve toutes sorte de curiosités à déguster, réservées aux plus audacieux : brochettes de scorpion, scarabées, serpents, hippocampes, étoiles de mer, mygales, vers, criquets, testicules de mouton… sans doute un lieu d’attrape-touristes, mais il faut le dire, un incontournable de Pékin !

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Ce marché est un véritable plaisir pour les yeux et les papilles : restaurants animés, étals de marchands ambulants qui bordent la rue, odeurs de badiane, de cannelle et de piment… Vous l’aurez compris, je suis une FAN absolue de ces promenades gastronomiques ! La cuisine de rue est une institution chez moi ; elle permet une approche plus authentique des saveurs locales.

Street food

Papilles et pupilles

Et pour finir, voici un panel de ce que l’on peut trouver dans ce marché de nuit. Un régal pour les yeux et pour le bidou. 

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