10 conseils pour chasser la solitude en voyage

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Solitude en voyage

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Boire des Blue Lagoon sur fond azur n’est pas gage de jouissance absolue.

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La vie de baroudeur est un long Drink tranquille

Non.

Moto, Pwin Oo Lyin

Les voyages en solitaire sont devenus une forme de thérapie personnelle, une source d’inspiration, une nouvelle chance d’appuyer chaque année sur le bouton « Réinitialiser ». Un rituel qui me permet d’être en accord avec moi-même. Ils ouvrent une parenthèse laissée à l’introspection, devenue un véritable luxe à l’ère où la technologie ne nous laisse plus jamais seuls. Toutefois, boire des Blue Lagoon sur fond azur n’est pas gage de jouissance absolue. Cette supercherie persiste à cause de ces bouffeurs de tartines d’avocat… Il est grand temps de rétablir la vérité : La solitude en voyage existe. Tout comme Zemmour, mais ça, on s’en serait bien passé.

Tuk-tuk, Bagan, Myanmar

La solitude ne prévient pas. Elle peut surgir en soirée, entouré de tes meilleurs copains, tout comme dans les yeux de ton date Tinder. Elle n’attend pas que tu sois précisément à 5 000 bornes de tes proches pour se pointer.

L'élément déclencheur

Pour ma part, elle m’est parvenue alors que mon guide avait cru bon de me contacter après notre tour à Mandalay, en pleine nuit, à mille lieux du cadre professionnel, pour m’avertir qu’il voudrait bien m’épouser. Ah, excellent, de chez hyper bien : je viens de perdre mon guide touristique !

Alors que je lui démontre tous les inconvénients que cela présente d’avoir un énergumène tel que moi dans sa vie, il insiste, puis il m’insulte. Classic shit.

J’aimerais vous dire qu’il s’agit d’un groupe isolé de royal fils deup en tournée mondial, hélas, nous vivons encore sous le joug patriarcal et le sexisme est une saleté qui prospère.

Le harcèlement se poursuit bien après l’avoir invité à faire un barbeuc avec ses morts. Jusqu’au petit matin. Mon téléphone retentit en plein sommeil paradoxal. Et ça, ça me fâche très fort. Pire : je le vois, plus tenace qu’un témoin de Jéhovah, en bas de ma fenêtre ! Je signale illico au colosse de vigile qu’un individu de type super-relou campe depuis des heures devant l’auberge, et tout est mal qui finit bien.

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Il serait malhonnête de prétendre que cet incident ne m’ait pas affecté. Déjà rongée par la solitude, elle a flanqué une claque à mon expédition. J’ai passé les jours suivants, roulée en boule dans mon lit, rideaux tirés, submergée par la fatigue. Je ne sortais que pour me nourrir et profiter d’un brin de soleil sur le rooftop, télétravaillant sur mes vidéos. Un peu lasse du genre humain, tout en ayant cruellement besoin de mes pairs.

Ecrire la partition de mon voyage en duo, sur fond de soleil rougeoyant pour, finalement, me retrouver à jouer la mélodie seule, ne sonnait plus si bien. NON MAIS HALTE ! J’avais déjà bien assez à encaisser, pour qu’un vil trouduc rajoute du sel sur mon seum¹ !

¹ J’avais déjà bien assez à encaisser, pour qu’un malandrin ne rajoute un soupçon de désespoir.

J’ai annulé tous mes plans et me suis laissée des jours entiers à tergiverser.

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10 conseils pour surmonter la solitude en voyage

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Un voyage longue durée c’est une traversée hors du temps, à mille à l’heure. Les obstacles rencontrés ne relèvent pas de la malchance ; je les vois comme des expériences qui me pousse à devenir une meilleure version de moi-même. Cette période de mue est éreintante. Et couplés à la fatigue, les coups de blues deviennent des ennemis redoutables. Voici quelques clés pour leur matraquer la tronche :

1. Faire une pause

Laissez vous le temps de digérer les doutes ou les déceptions. J’en ai profité pour changer d’auberge, par exemple. J’avais besoin d’un environnement confortable et sécurisant pour retrouver une routine propice à la prise de recul.

2. Visite guidée

Un mois a suffit à me transformer en sauvageonne ; loin de mes pairs, je ne m’exprimais plus qu’en grognant. Rejoindre le groupe d’excursion de mon auberge, le temps d’une visite guidée – plus encadrée, plus safe – m’a permis de me reposer. Plaisir compte double : si vous avez le même itinéraire, peut-être qu’un backpacher partagera un bout de chemin avec vous !

3. Confort

L’idéal c’est de s’offrir un brin de confort, comme une suite dans un hôtel luxueux, une chambre privée loin des ronflements de magnitude 5 sur l’échelle de Richter de vos colocataires, un massage, ou un bon restau.

Lorsque j’avais le mal du pays, je m’offrais tout bêtement : des pâtes à la carbonara – dont la similitude n’est qu’un gros majeur levé à la recette traditionnelle, certes. MAIS, ce plat me procure assez d’endorphines pour encaisser les rebondissements super mal écrits de ma vie de baroudeuse. Ce comfort food est disponible à l’international, qui plus est.

4. Téléphone-Maison

Et si vous êtes toujours triste comme un repas sans fromage, n’oubliez pas d’appeler vos proches ; rien de plus réconfortant que d’entendre une voix familière – même saccadée par une couverture réseau inexistante. Ecouter Madame-Ma-Mère hurler au bout du combiné, comme si les décibels élevés réduisaient les kilomètres qui nous séparent, me faisait glousser de joie.

5. Rester connecté

N’oubliez pas le pouvoir des réseaux sociaux. S’il y a bien un bénéfice qu’on peut en tirer, c’est la facilité de trouver du réconfort à portée de clics. Rester en contact avec ses proches ou rejoindre un groupe d’expat’ sur Facebook n’a jamais été aussi simple !

6. Couchsurfing

Lorsque j’avais besoin davantage d’interactions humaines (c’est-à-dire, plus qu’un smiley cœur dans ma messagerie), je me suis inscrite sur Couchsurfing qui a donné une nouvelle dimension à mon voyage. 

L’application met en relation voyageurs et hôtes venus du monde entier. Plus qu’un simple hébergement, c’est le partage qui prime sur le service, la volonté de rencontrer de nouvelles personnes. Ainsi, j’ai pu dormir gratuitement chez des inconnus en échange d’un magnet du pays d’où je venais, d’un kilo d’oranges ou simplement, de nombreuses heures à papoter sur nos vies respectives. Une expérience authentique et inoubliable.

Et si l’idée de dormir chez un étranger vous rebute comme le salsifis, vous pouvez utiliser l’appli à des fins plus simples ; comme rejoindre un groupe de voyageurs le temps d’une sortie, par exemple. « Je veux boire des bières/faire un karaoké/visiter un temple… » sont des requêtes qui m’ont valu une ribambelle de bonnes rencontres.

7. Coliving

À ce stade du voyage, j’avais bien compris que ce qui me faisait terriblement défaut était l’absence de repère. « Coworker » les pieds dans le sable, aux Philippines était une de mes solutions les plus alléchantes (avant que ce satané COVID-19 ne mette un terme à ma liberté).

Il n’est pas nécessaire de porter l’étiquette du digital nomad pour intégrer ces espaces de colocation courte durée, même si profiter des services mutualisés, d’espaces communs et privés en sont tout l’intérêt.

8. Ecrire

Un objet banal qui a donné un tournant à mon expédition : mon carnet de voyage. L’écriture m’a permis : 1) de coucher le détail de mes journées sur papier, et ainsi, consolider mes souvenirs. 2) Combler l’attente interminable à l’aéroport ou dans le train. 3) Déverser le trop-plein d’émotions sur mon cahier. Le journal-thérapie a toujours fonctionné pour l’introvertie que je suis.

9. Donner du sens

Enfin, il est primordial de donner du sens à son voyage, avec beaucoup de sincérité. Pourquoi sommes-nous partis ? Jusqu’à présent, que nous a-t-il apporté ?

Bosser sur mes vidéos, raconter mes récits, trier mes photos m’a rappelé la chance que j’avais, et ce à quoi je renonçais si je quittais l’aventure. Il faut se remémorer les souvenirs, les belles rencontres passées et à venir.

Trébucher, ça arrive. A vous d’estimer s’il est temps de rentrer ou de reprendre la route, tant que vous n’oubliez pas d’avancer.

10. S'écouter

L’avantage de voyager seul.e, c’est le vent de liberté qui nous souffle qu’aucun compromis n’est nécessaire. Rien. Nos lendemains ne dépendent que de nous. Il suffit de tendre l’oreille pour écouter sa voix intérieure.

La mienne m’a convaincu de booker un vol vers une toute autre destination. Loin de mon trajet écrit à quatre mains, loin des destinations minutieusement étudiées, cartographiées, loin des attentes et projections fantasmées à deux.

Et s’il y a bien une chose que j’ai retenu : tant que les choses n’ont pas mal tourné, l’aventure n’a pas commencé. Être forcé de surmonter l’adversité par nos propres moyens c’est la garanti de revenir plus entier qu’à notre départ. Alors tiens bon, Billy Bob, ça ira mieux demain 😉

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