Tout plaquer et partir !

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Introduction

Le grand voyage

L’an dernier, la Chine a tout bouleversé. Il m’est impossible de partager cela avec quelqu’un qui n’a pas vécu ce voyage, qui ne comprend pas les milliers d’émotions qui m’ont traversés en si peu de temps. Aussi, je vais tenter de vous confier mon ressenti par écrit.

Déjà 9 mois se sont écoulés, et j’en garde encore un souvenir brûlant, qui, je pense, ne me quittera jamais. J’ai donc pris une décision simple : répondre à l’appel de la route, en entreprenant un long périple à l’autre bout de la planète…

reflexion

Pourquoi partir ?

Quand je voyage, je deviens une meilleure version de moi-même. Partir ailleurs fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques. Confronter ses préjugés à la réalité du terrain, faire confiance à ses intuitions, agir et se voir réagir indépendamment d’autrui est gratifiant. Quant à la solitude, elle n’est qu’une illusion. Le rapport à soi est très différent dès l’instant où l’on sort de sa zone de confort. À la fin de ma première semaine à Beijing, j’ai eu l’impression d’avoir vécu mille vies. Chaque jour a été pour moi un nouveau défi. Le brouhaha incessant, les trottoirs encombrés, la pollution… rien de tout cela ne m’a dérangé. Dès lors, j’ai su que je ne voyageais plus pour découvrir un bête décor de carte postal, ni un idéal de perfection promu par les influenceurs.

Bien sûr, il faut résister à la peur de l’échec, de la honte et du jugement. Mais le butin est immédiat, et les retombées sur le long terme ne sont pas négligeables. Je ne connais pas de sentiment plus enivrant que d’être perdus au fin fond d’un pays inconnu.

Maroc

Level up

Ce voyage a été un tournant. Il m’a amené à préciser mes valeurs, mes priorités et mes motivations. J’ai très vite appris à me passer de choses que je croyais indispensables, et ce lâcher prise ne m’a jamais paru aussi limpide qu’à 5000 km de chez moi. Je ne saurais expliquer cette insouciance nouvelle. J’avais juste le sentiment profond qu’absolument tout rentrerait dans l’ordre. Je me sentais forte, féroce. Plus rien ne m’impressionnait.

De la difficulté à atterrir

Fin octobre, je suis revenue en France, le cœur brisé. Je crois que j’avais laissé un peu de moi là-bas. Les jours ont fini par se ressembler. La routine, m’anesthésiait. Pernicieuse, elle avait repris sa place dans mon quotidien, et m’a bientôt convaincu de rester bien rangée en file indienne. Je me revois spectatrice, résignée à mettre quelques rêves au placard.

J’ai mis ça sur le compte de la déprime post-voyage, puis j’ai ouvert mes mails.

Yangshuo

Pas à me plaindre

Si je fais le compte, ma vie est plutôt chouette. J’ai une famille et une bande de copains qui m’apportent amour, soutien et bienveillance, un appart au cachet de dingue, et j’ai un boulot où je peux chiller en pantoufles dans l’open-space avec les meilleurs brollègues qu’il puisse exister.

Cette routine-pas-du-tout-dégueu,  remplissait mon frigo et payait mon loyer, qui plus est… Mais cette année 2019, je n’avais plus envie de suivre ce modèle.

L’appel était trop fort. Plus fort que la douceur de mon quotidien. Plus fort que la stabilité. Plus fort que leurs jugements.

Pour commencer, j’ai décidé de m’octroyer une pause, un temps de réflexion afin de me recentrer sur des choses qui me paraissent importantes et qui me font du bien. Et naturellement, l’appel de la route s’est repointé.

 

de l'importance de

Prendre soin de soi

bye-betch

Ce matin-là, après avoir reçu un énième mail de mon DA. Toxique, gratuit, humiliantJe me suis questionnée… 😔 J’effectuais ce même labeur depuis des années, de 9h à 19h derrière mon bureau. Un boulot mécanique, qui avait salement amoché la vision de ce métier que j’aimais. 

La blessure laisse place à une colère froide. Je pianote quelques mots assassins, puis, les efface. À quoi bon ? Est-ce que je tenais vraiment à partir en croisade contre des individus qui me plaçaient en-dessous d’une cafetière sur l’échelle de leurs intérêts ?

Je quitte le bureau du boss. Ça y est, je l'ai fait., J'ai donné mon congé, sans procès., Et vous savez quoi ?, Ça va.

Meilleure expérience

Avoir expérimenté le voyage solo, m’a prouvé que j’étais capable de folie. Ce qui me paraissait grave hier, ne l’est plus aujourd’hui. Et ça commence par me détacher de ce que l’on attend de moi. Ce n’est pas grave si je me trompe. Ni un CDI, ni un prêt immobilier ne garantissent un lendemain éclatant ✨

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9 mois plus tard

Neuf mois se sont écoulés, et je suis toujours résolue à troquer mes talons contre une solide paire de chaussures de marche, je suis prête à réduire mon confort quotidien pour qu’il tienne dans un backpack de 40L, rien que pour partir à nouveau… l’esprit libre, et le cœur fou 💘

conclusion

Et après ?

Aujourd’hui, j’ai réappris à aimer ce que je faisais autrefois. Je suis plus productive que durant mes semaines de 39h, et je me laisse le temps d’apprécier tout ces petits rien du quotidien. J’ai mille projets qui foisonnent dans ma tête, et dispose de si peu d’heure dans une journée pour tous les concrétiser. Plaisir compte double : j’aime mieux mon reflet dans le miroir 😉

Réaliser un rêve, c’est toujours intimidant. Parfois, on a tellement envie de quelque chose que ça nous paralyse. On imagine des obstacles partout, et ce n’est jamais le moment opportun pour le faire. Souvenez-vous : le courage ce n’est pas de ne ressentir aucune crainte. C’est d’avoir peur, mais de le faire quand même. Et ce choix qui nous effraie tant est souvent celui qui nous fait le plus grandir 💪

Je pense qu'il faut beaucoup de passion pour ne pas renier ses rêves ni ses valeurs. , Et emprunter une voie qui ne dispose d'aucun panneau d'indication au carrefour de notre vie.
Rizières en terrasse de Longji

L’inquiétude de vos proches est légitime. Quant aux autres qui se permettent des réflexions toutes nazes sous couvert de fausse bienveillance (on vous voit), je pense qu’ils ne font qu’exprimer leurs propres angoisses. Vous incarnez l’instabilité. Vous chamboulez leurs certitudes, parce qu’un beau jour, vous avez pris la tangente. Vous avez lâché prise pour partir à votre rencontre. Et ça, tout le monde n’en a pas la force, ni l’envie.

Je sais qu’un jour prochain, je reviendrai dans ce système. Parce que, mine de rien, il fait bon de s’y lover. Mais pas tout de suite. Là, j’ai mieux à faire, et j’ai un truc à vivre. Je prépare ce fameux grand voyage, et j’espère que tu suivras mon périple au bout du monde, Billy Bob.

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